CSN - SPB du CISSS de la Gaspésie

La civilité en télétravail – partie 1

Et si on parlait de civilité en télétravail – PREMIÈRE PARTIE

Le comité paritaire contre la violence et le harcèlement au travail de la CSN a diffusé en mai 2021 un bulletin info-prévention que nous reproduisons ici. Vous trouverez le bulletin en format pdf en cliquant le lien suivant 2021-05_InfoVHT_no4.

Vous trouverez l’article précédent en cliquant ici.

Dans le précédent Info-Prévention VHT, nous avons traité de la civilité et de son influence sur le climat de travail. Nous avons vu que la responsabilité de maintenir une saine ambiance relève de chacune et chacun, bien que l’employeur et les coordinations ont aussi un rôle à jouer. Enfin, nous avons constaté le lien étroit entre l’incivilité et le harcèlement psychologique.

Cette publication et la prochaine traiteront de la civilité en télétravail. On pourrait penser qu’en ce temps de pandémie, où la grande majorité est contrainte de travailler à domicile, les comportements incivils auraient moins l’occasion de se manifester. Pourtant, le travail à distance fait appel à des technologies qui modifient nos manières de communiquer et comportent leur part de pièges.

QUAND TOUT SE PASSE CHEZ SOI

Dans cette première partie, nous verrons comment le télétravail peut avoir des répercussions sur notre propre santé, physique et mentale, notre patience, notre irritabilité et, par le fait même, sur le climat de travail.

Tout n’est pas négatif en matière de télétravail. Plusieurs y trouvent de nombreux avantages : réduction du temps de déplacement dans la circulation, meilleure conciliation famille-travail, etc.

Toutefois, il est important d’adopter des habitudes qui créent une démarcation claire entre le travail et la vie personnelle afin de contrer un sentiment d’envahissement. Aménager un espace isolé, exclusivement dédié au travail, avec ses outils à portée de main, contribue à créer un climat propice, à diminuer le stress et à réduire les risques d’intrusion de l’entourage. Prévoir des activités qui rythment le déroulement de la journée permet de se détendre, de s’aérer l’esprit et de bouger pour garder la forme : une marche avant de s’installer devant son écran, un repas en « bulle » le midi, une pause l’après-midi à pratiquer une activité que l’on aime, etc. Il est également souhaitable de maintenir des horaires de travail les plus normaux possibles afin d’éviter une surcharge indue.

LA « FATIGUE ZOOM »

Les réunions en visioconférence ont pris énormément de place dans notre quotidien en télétravail. Et après une de ces réunions, ou plusieurs, vous ressentez beaucoup de fatigue. Ce n’est pas une illusion.

Souvenez-vous d’une réunion en présence. Vous êtes à distance variable des autres personnes autour de la table, vous ne les regardez pas de façon constante, votre regard se déplace autour de la pièce, sur vos notes ou vos documents, vous bougez sur votre chaise. Vous ne vous voyez pas et vous ne sentez pas tous les regards posés sur vous. En visioconférence, non seulement vous voyez votre propre image, mais vous avez aussi le sentiment d’être très proche de personnes qui vous regardent et que vous regardez presque continuellement.

Jeremy Bailenson est directeur du Laboratoire de communication virtuelle humaine de l’Université Stanford en Californie. Dans un article publié en février dernier, il a émis certaines hypothèses basées sur les connaissances actuelles, pour expliquer la « fatigue Zoom ».

1 L’intensité engendrée par un contact visuel rapproché.

Dans la vie, on regarde rarement les yeux d’une personne très près de nous, à moins d’être dans un contact intime ou de subir une attaque agressive. Ce contact visuel rapproché est interprété de manière intense par notre cerveau, entraînant une fatigue.

2 La fatigue induite par le fait de se voir en continu.

Voir sa propre image entraîne inconsciemment un processus d’autoévaluation de celle-ci et de ses gestes de communication. Le faire en continu engendre fatigue et stress.

3 La lourdeur de la charge cognitive.

La manipulation des outils technologiques ajoute en soi à la charge cognitive. En personne, la communication non verbale est constante et facile à produire et interpréter. En visioconférence, elle requiert infiniment plus d’effort.

4 Les impacts négatifs du manque de mobilité.

L’angle de vue de la caméra de l’ordinateur et un clavier fixe, dans le cas d’un portable, réduisent de beaucoup les possibilités de bouger. Cette situation entraîne une fatigue corporelle et cognitive.

Afin de soulager plusieurs de ces inconvénients, il est suggéré de réduire la taille de la fenêtre de visioconférence et d’utiliser un clavier indépendant. Ces deux mesures permettent de créer de la distance et de bouger un peu plus. On recommande aussi d’éteindre l’écran dans lequel on se voit soi-même. Et pourquoi ne pas convenir en début de réunion de prendre des pauses hors caméra de temps en temps afin de se détendre et décompresser. Alterner les visioconférences avec d’autres types de travail sera aussi bénéfique.

Dans le prochain numéro, nous aborderons le « vivre ensemble » en télétravail, les comportements souhaitables et ceux à éviter en matière de civilité.

D’ici là, nous vous invitons à nous faire part de vos expériences à ce sujet en envoyant vos commentaires aux adresses courriel des ombudsmans, qui les traiteront en toute confidentialité. N’oubliez pas de vous référer, au besoin, à la Politique de prévention en matière de violence et de harcèlement et à son guide d’accompagnement.

Déplacement inter-régionaux

Le syndicat est actuellement préoccupé par des situations qui lui sont rapportées par des membres qui s’inquiètent du non-respect des mesures sanitaires par certains à l’égard des déplacements inter-régionaux.

Il nous apparaît donc important de vous rappeler que vous devez vous conformer aux règles en place et qu’il est de votre devoir de vous informer sur les mesures que vous devrez respecter si vous deviez effectuer un ou des déplacements à l’extérieur de votre région.

À cet effet, voici un extrait de l’arrêté ministériel 2021-023:

QUE les personnes qui accèdent à l’un de ces territoires en

provenance d’un territoire visé à l’une des annexes III ou IV du décret

numéro 433-2021 du 24 mars 2021 et ses modifications subséquentes,

pour regagner leur résidence principale s’y isolent pendant 14 jours dès leur

retour, à l’exception des personnes s’étant déplacées pour aller travailler ou

pour des raisons visées aux paragraphes 3° et 4°, et de celles qui se

trouvent dans l’une des situations visées au paragraphe 6°;

 

Voici les références 3, 4 et 6:

QU’il soit interdit à quiconque de se trouver sur un territoire

visé à l’une ou l’autre des annexes I ou II du décret numéro 433-2021 du

24 mars 2021 et ses modifications subséquentes, à l’exception des

personnes suivantes :

3° celles dont le déplacement est nécessaire à des fins

humanitaires;

4° celles dont le déplacement est nécessaire pour obtenir

des soins ou des services requis par leur état de santé ou pour fournir de

tels soins ou de tels services à une personne qui les requiert;

6° celles qui doivent s’y rendre pour se conformer à une

ordonnance contenue dans un jugement rendu par un tribunal ou pour

permettre l’exercice des droits de garde ou d’accès parentaux contenus

dans une entente;

 

Si vous ne faites pas partie des exceptions prévues à cette liste, vous devrez obligatoirement vous isoler à la maison pendant 14 jours, sans rémunération de la part de l’employeur.

Bien que ces mesures puissent être contraignantes, il est important de s’y conformer. Dans le doute, nous vous invitons à nous interpeller afin d’éviter des situations désagréables.

Merci de votre collaboration.

Arrêté 2021-024 sur la vaccination

L’équipe de négociation du secteur public nous informe des éléments suivants en lien avec l’Arrêté 2021-024 du 9 avril 2021 sur la vaccination obligatoire de certains membres du personnel du réseau de la santé et des services sociaux.

Essentiellement, cet arrêté s’applique aux personnes salariées œuvrant dans les lieux suivants, à l’exception de celles œuvrant dans les services administratifs :

      • Les urgences (sauf les urgences psychiatriques);
      • Les unités de soins intensifs (sauf les soins intensifs psychiatriques);
      • Les cliniques dédiées à la COVID-19, dont le dépistage, l’évaluation et la vaccination;
      • Les unités identifiées afin de regrouper la clientèle présentant un diagnostic positif à la COVID-19;
      • Les CHSLD;
      • Les autres unités d’hébergement;
      • Les unités de pneumologie.

Ces personnes salariées devront fournir à l’employeur la preuve qu’elles ont reçu une dose d’un vaccin contre la COVID-19, le cas échéant.

Les personnes salariées n’ayant pas fourni de preuve de vaccination ou qui ont reçu une première dose du vaccin depuis moins de 14 jours, devront obligatoirement passer un minimum de trois tests de dépistage de la COVID-19 par semaine, et fournir les résultats à l’employeur.

Toute personne salariée qui refuse ou omet de passer ces tests de dépistage obligatoires sera réaffectée à des tâches de son titre d’emploi dans un autre milieu de travail, lorsque possible. Les personnes salariées qui refuseront cette réaffectation ou lorsqu’il est impossible de réaffecter ne pourront travailler et ne recevront aucune rémunération.

Encore une fois, le MSSS apporte des modifications importantes aux règles régissant les conditions de travail sans aucune discussion ou avis préalable. Une rencontre a été sollicitée par l’équipe de négociation du secteur public avec le CPNSSS afin d’obtenir des précisions et l’analyse juridique de cet arrêté se poursuit. Un suivi sera fait dès que possible.

Afin de sortir de cette crise le plus rapidement possible, l’exécutif de la FSSS-CSN est d’avis qu’une partie importante de la solution est la vaccination massive des membres. À moins d’une contre-indication médicale, nous sommes d’avis qu’il y a lieu d’encourager nos membres à se faire vacciner.

Au CISSS de la Gaspésie, l’exécutif local du syndicat continue de réclamer que le personnel de bureau puisse être vacciné prioritairement et volontairement.

 

 

Importante victoire pour la prévention

Nous sommes heureux de vous partager l’importante victoire obtenue par la FSSS-CSN dans un dossier au Tribunal Administratif du Travail (TAT), portant notamment sur l’application du principe de précaution.

« Il s’agit d’un gain majeur ! Jusqu’à maintenant, les employeurs et la CNESST refusaient d’appliquer le principe de précaution et de fournir les équipements de protection appropriés aux salarié-es », souligne Judith Huot, Vice-Présidente de la FSSS-CSN.

Les principales conclusions de la décision sont les suivantes :

-L’employeur doit fournir à tous les travailleurs intervenant en zone tiède ou en zone chaude auprès d’un résident suspecté ou atteint de la COVID-19 un appareil de protection respiratoire de type N95,

-L’employeur a l’obligation de dispenser un test d’ajustement (Fit-Test) à tous les travailleurs devant porter un APR de type N95;

-L’employeur doit respecter ses obligations en matière de santé et sécurité du travail en créant des zones chaudes et tièdes et en créant des équipes dédiées aux zones chaudes et aux zones tièdes;

Donc comme la FSSS-CSN le demandait, le juge ordonne l’application du principe de précaution.

Nous espérons que les employeurs et la CNESST vont prendre acte de cette décision et qu’elle sera appliquée partout où la situation l’exige.

« Le TAT nous donne raison sur l’importance d’appliquer le principe de précaution, depuis le début de la pandémie c’est ce que nous demandons. On ne peut pas prendre de raccourcis quand il s’agit de la santé et de la sécurité des personnes qui œuvrent au front » se réjouit Jeff Begley, Président de la FSSS-CSN

Pour celles et ceux qui souhaiteraient lire la décision, cliquez ici.

Le non-télétravail au CISSS de la Gaspésie

Le syndicat du personnel de bureau encourage depuis le début de la pandémie le CISSS de la Gaspésie à augmenter le nombre d’employés-es en télétravail.

Rappelons-nous que le gouvernement indique que le télétravail est obligatoire pour les personnes qui travaillent dans les bureaux depuis le 17 décembre 2020 , à l’exception des travailleurs dont la présence est jugée nécessaire par l’employeur pour la poursuite des activités de l’organisation, qu’elle soit publique ou privée.

Le syndicat souhaite obtenir des réponses et questionne à chaque occasion le CISSS de la Gaspésie afin de savoir quelles mesures les décideurs prévoient appliquer, le nombre de personnes salariées qui seront touchées par ces mesures et les conditions qui seront mises en place pour favoriser la participation du CISSS de la Gaspésie à l’effort collectif qui doit être fait pour limiter la propagation de la COVID-19.

Le syndicat est d’avis qu’un effort maximal doit être fait à cet égard et se montre ouvert à discuter de la mise en place de ces mesures dans le respect des conventions collectives et des règles en vigueur. Il faut profiter de cette opportunité pour moderniser les pratiques liées au télétravail du CISSS de la Gaspésie et pour offrir de meilleures conditions de conciliation travail-famille en cette période de réorganisation pour les parents et pour l’avenir.

Afin de démontrer notre bonne foi et de tenter d’ouvrir le dialogue pour une meilleure collaboration, nous avons fait parvenir en décembre 2020 un projet d’entente-cadre qui permettrait de venir baliser les responsabilités de chacune des parties. Ce projet a été élaboré à partir des recommandations du Comité Consultatif du Travail et de la Main-d’oeuvre qui a rédigé un Avis sur le télétravail.  Cet avis a été préparé pour et à la demande du ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité Sociale, M. Jean Boulet.

Si vous détenez un poste ou une affectation qui peut s’effectuer en télétravail, de manière partielle ou permanente, nous vous invitons à acheminer une demande à votre supérieur immédiat et à mettre le syndicat en copie (vous pouvez nous mettre en cci si vous préférez). Si vous n’en êtes pas certains et que vous aimeriez en discuter avec votre représentant syndical, n’hésitez pas à nous contacter.

Si vous êtes actuellement en télétravail et qu’aucune entente n’a été signée, n’oubliez pas que vous avez quand même des droits. Vous demeurez protégé par la Loi sur les Normes du Travail ainsi que par la Loi sur la Santé et la Sécurité au Travail. Nous vous recommandons tout de même de nous informer de votre situation afin de pouvoir être en mesure de réagir rapidement si un événement non-désiré venait à survenir.

Mise à jour de l’INSPQ en matière de port du masque médical

L’INSPQ a mis à jour ses recommandations, notamment en matière de port du masque médical :

SRAS-CoV-2 : Port du masque médical en milieux de soins en fonction des paliers d’alerte

SRAS-CoV-2 : Choix et port du masque médical en milieux de soins

Ces modifications ont pour effet d’entraîner une modification des recommandations pour certains milieux :

SRAS-CoV-2 : Mesures de prévention et contrôle des infections pour les milieux de réadaptation, ainsi que tous les autres milieux de soins ou de vie en déficience physique, déficience intellectuelle et trouble du spectre de l’autisme

SRAS-CoV-2 : Mesures de prévention et contrôle des infections pour les soins à domicile

SRAS-CoV-2 – Mesures de prévention et contrôle des infections pour les cliniques médicales/cliniques externes/cliniques COVID-19/GMF

SRAS-CoV-2 : Mesures de prévention et contrôle des infections pour les milieux de soins de courte durée

SRAS-CoV-2 : Mesures de prévention et contrôle des infections pour les centres d’hébergement et de soins de longue durée pour aînés

Nous vous invitons fortement à prendre connaissance de ces nouvelles recommandations et à veiller à ce que l’employeur les respectent.

Nous vous rappelons enfin que la FSSS-CSN poursuit son action en faveur du renforcement des mesures de protection respiratoire et autres moyens de contrôle afin qu’ils soient adaptés au risque de transmission aérienne de la COVID-19.

Nous vous rappelons également qu’afin de se protéger de la COVID-19 au travail, le masque chirurgical (ou de procédures) représente le minimum de protection devant être porté.  En effet, bien que la FSSS-CSN considère que toute personne qui se retrouve en présence d’un cas confirmé ou suspecté d’avoir la COVID-19 devrait se protéger avec un masque N95 (ou supérieur), la situation actuelle fait en sorte que, sauf exception, seul le masque chirurgical (ou de procédure) est rendu disponible aux travailleuses et aux travailleurs. Or, dans le contexte de la pénurie d’équipements, plusieurs produits non conformes ou contrefaits ont été importés. Or, afin de bien se protéger au travail, il est important que les EPI utilisés soient dûment certifiés.

Santé Canada a publié une liste des critères de performances concernant les EPI pouvant être utilisés pour faire face à la COVID-19.  Dans ce tableau on peut constater que seuls les masques certifiés en vertu de ASTM2100 (Niveau 1, 2 ou 3) ou EN 14 683 Type IIR (2R) sont autorisés.

Tableau - Masques chirurgicaux à usage unique

https://achatsetventes.gc.ca/specifications-pour-les-produits-COVID-19#200

Si vous détectez des masques qui ne correspondent pas aux normes présentées, SVP avisez-nous rapidement afin qu’on s’assure que la situation soit rapidement corrigée.

 

La ventilation en temps de pandémie

À la suite de la publication du Groupe d’experts scientifiques et techniques portant sur la ventilation et la transmission de la COVID-19  (version complète, version résumée), une attention particulière doit être apportée à la question de la ventilation dans les milieux de travail.

Le 15 janvier dernier, le MSSS a émis une directive applicable aux établissements du réseau : https://publications.msss.gouv.qc.ca/msss/fichiers/directives-covid/dgilea-002.pdf

Ces directives s’ajoutent aux directives incluses au guide suivant : Guide de qualité de l’air intérieur dans les établissements du réseau de la santé et des services sociaux.

À cet égard, lorsqu’un système de ventilation mécanique n’est pas disponible, l’ouverture des fenêtres représente un bon moyen de ventilation naturelle.

Vous avez des craintes ou des questions sur ces informations, contactez-nous!

Et si on parlait de civilité

Le comité paritaire contre la violence et le harcèlement au travail de la CSN a diffusé en janvier 2021 un bulletin info-prévention que nous reproduisons ici. Vous trouverez le bulletin en format pdf en cliquant le lien suivant 2021-01_InfoVHT_no_3.

Cet Info-Prévention VHT traite de civilité et les deux prochains bulletins aborderont le même sujet. Et pourquoi parler de civilité ? D’abord, parce qu’elle est une composante essentielle d’un climat de travail sain et agréable et aussi parce qu’elle est souvent liée, à tort ou à raison, au harcèlement psychologique.

CLIMAT DE TRAVAIL

Chacun de nous souhaite être le plus heureux possible au travail. Et un élément primordial pour que ce soit possible réside dans la qualité du climat de travail. Comme l’équipe est la base du travail à la CSN, la communication avec les collègues et le comportement des membres de l’équipe les uns envers les autres se doivent d’être les plus cordiaux possible pour maintenir un environnement sain.

La civilité peut se définir comme : « … l’ensemble de tous les petits sacrifices que l’on doit faire si l’on veut être capable de vivre ensemble… On se doit d’agir avec civilité même avec les gens que l’on n’aime pas, car la civilité est le plus petit dénominateur commun de nos relations interpersonnelles. Agir avec civilité peut nous demander un effort, mais l’on souhaite tous que les autres fassent ce même effort envers nous. »

On vise le bien-être des membres d’une équipe ou d’une organisation dans son ensemble par des comportements et une communication empreints de respect, de collaboration, de politesse, de courtoisie et de savoir-vivre.

L’incivilité, qui s’exprime lorsque ces principes de conduite ne sont pas respectés, provoque de l’inconfort chez certains et un climat tendu dans l’équipe ou l’organisation.

Toutes et tous ne réagissent pas de la même façon devant l’incivilité, mais il est important de respecter la sensibilité de chacun.

D’autre part, plusieurs ne percevront pas leur comportement ou leur langage comme étant incivils, les décrivant comme leur naturel impulsif ou bourru ou reliés à la culture de l’organisation ou à un stress, etc. Il est toutefois important de prendre conscience de l’effet de nos gestes ou paroles sur les autres.

Ces effets, bien réels, peuvent varier dans la forme allant d’une réponse aussi irrespectueuse empirant la situation à un repli sur soi provoquant des ruminations et de l’inconfort psychologique. Et tout ceci peut s’étirer et s’envenimer dans le temps, nuisant au climat général.

QUI EST RESPONSABLE DU MAINTIEN D’UN BON CLIMAT DE TRAVAIL ?

On parle d’une responsabilité partagée. L’employeur a une responsabilité, par une obligation de moyens (politiques VHT, formation, etc.), de s’assurer d’un environnement de travail sain. Les coordinations doivent s’assurer du suivi de ces moyens dans leur équipe, de garder à l’œil ce qui se passe et d’intervenir au besoin. Et, bien entendu, l’un comme l’autre se doivent d’adopter eux-mêmes un comportement exemplaire, dénué de toute incivilité.

Mais, à la base, chacun doit examiner ses façons de faire et les corriger s’il y a lieu. La civilité, ça s’apprend. Et pour celles et ceux qui subissent l’incivilité, il est important qu’ils signifient leur malaise aux personnes concernées et leur demandent de ne plus répéter les paroles ou les gestes reprochés.

Laisser aller les choses mène souvent à une aggravation de la situation autant pour les individus concernés que pour le groupe dans son entier.

LIENS AVEC LE HARCÈLEMENT PSYCHOLOGIQUE

La ligne est bien mince entre l’incivilité et le harcèlement psychologique. Mais il y en a bien une. Depuis que le harcèlement psychologique est encadré dans la loi, bien des enquêtes sur des plaintes pour harcèlement ont plutôt conclu à de l’incivilité.

Pour qu’il y ait harcèlement, il faut que des paroles, des actes ou des gestes répétés soient hostiles et de nature à porter atteinte à la dignité ou à l’intégrité physique ou psychologique de la personne qui en est victime.

L’incivilité quant à elle se définit plutôt comme des comportements impolis et grossiers, démontrant un manque de considération envers les autres qui va à l’encontre des normes de respect mutuel.

La vaccination au CISSS de la Gaspésie et le couvre-feu

La vaccination au CISSS de la Gaspésie

Le syndicat encourage les employés(es) du CISSS de la Gaspésie à être à l’écoute des communications de l’employeur au sujet de la vaccination à venir. Il semble que le délai pour vacciner les employés soit court, le tout doit s’effectuer dans les 4-5 jours qui suivent la réception des vaccins.

L’employeur nous informe que les employés des milieux CHSLD doivent, selon les directives ministérielles, recevoir le vaccin d’ici le 24 janvier 2021, tout titre d’emploi confondu! Nous vous demandons de nous interpeller si vous avez des questionnements à cet égard. 

Nous n’avons pas encore été informés du plan de vaccination pour le reste du personnel du CISSS de la Gaspésie. Comme vous avez pu l’entendre dans les médias, il semble que la réception des vaccins au Canada pose problème et le gouvernement du Québec devra revoir son plan de distribution. Nous demeurons à l’affût des développements et nous rappelons régulièrement à l’employeur l’importance de protéger adéquatement son personnel.

Le couvre-feu

Suite à la mise en place d’un couvre-feu par le gouvernement de la CAQ, le personnel de bureau qui travaille de soir et de nuit pourrait se faire interpellé par les autorités lors de leurs déplacements pour revenir ou aller au travail. L’employeur nous a informé qu’il a validé auprès de la Sûreté du Québec le niveau de justification que ses employés devront être en mesure de fournir. Il semble que la carte d’employé soit suffisante.

Nous vous demandons de respecter les consignes gouvernementales et de ne pas abuser de votre permission de déplacement pour des fins autres que le travail. Plus vite nous viendrons à bout de ce virus, plus vite nous pourrons reprendre une vie plus normale. Faisons preuve de solidarité comme nous savons si bien le faire!